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jeudi 19 avril 2018

Bibliok'lipop : Trois beaux livres d'anatomie


La machine humaine est belle, elle est intelligente et dotée de ressources dignes d'un héros de Science-fiction. On le sait, on le sent, et on a à cœur de transmettre à nos enfant l'amour et le respect de leur propre organisme.  Mais grâce aux livres que nous avons exploré ces dernières semaines, on découvre aussi que l'anatomie est une science bourrée d'humour, de faits insolites et de records du monde à vous remplir un Guiness en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. 

Ces trois grands et beaux albums ont été découverts grâce à vos conseils avisés à vous, lectrices, et aussi à ceux de ma bibliothécaire préférée - merci à toutes ! Ils permettent de croiser les approches pour multiplier les entrées dans cette science à la fois intime et ô combien abstraite, car ils sont aussi différents les uns des autres qu'on peut l'être quand on traite d'un même sujet. Je me suis amusée à photographier, dans chacun d'entre eux, la page relative au squelette, histoire de voir comment chacun présentait la chose. Vous constaterez vous-même que les approches sont pour le moins ... diverses ! 😃


Le plus sensationnel : Anatomia, cartographie du corps humain, Sarah Tavernier, Alexandre Verhille, Jack Guichard, Milan, 2016.



"100 000 km de vaisseaux sanguins : c'est deux fois et demi le tour de la Terre !

5 litres de sang pompés en une minute.

Ticket de transport, valable à vie. Pour être valable, votre ticket doit être impérativement composté aux valvules tricuspide, pulmonaire, mitrale et aortique.

Les lignes aller : les artères. Au départ du cœur, les artères puis les artérioles conduisent le sang oxygéné vers les organes. Ces vaisseaux sont entourés d'une couche élastique, qui leur donne de la souplesse, et d'une couche musculaire, qui régule la circulation du sang en l'accélérant durant l'effort et en la ralentissant au repos.

150 millions d'artères et d'artérioles.

Les lignes retour : les veines. Le sang non oxygéné revient vers le cœur par les veines. Les petites veines qui sortent des organes se regroupent pour former deux gros vaisseaux qui ramènent le sang au cœur (...)."


Anatomia nous propose de visiter notre corps comme on le ferait d'une ville gigantesque. Chaque chapitre est une métaphore : notre cerveau, c'est la "Silicon Valley", notre système nerveux, un vaste réseau Internet, la vision, un studio de cinéma archi-perfectionné ... La mise en page relève de l'art : autant d'informations concentrée sur une double page !, et pourtant, c'est digeste, lisible, pédagogique. Les dessins, superbement soignés, sont très explicites. Les explications, quoique précises et détaillées, restent brèves et le ressort de l'ouvrage réside dans de petits "scoops" distillés comme autant de gros titres : "On perd 100 000 cellules nerveuses par jour",  "10 000 synapses par neurones !", "Les yeux renferment 70% des récepteurs sensoriels de notre corps !" ...

Il plaira aux petits passionnés de faits insolites, dès 7 ans et jusqu'à la fin du collège.


Le plus sérieux : Anatomie, Hélène Druvet, De la Martinière Jeunesse, 2016.



"L'appareil respiratoire.

L'oxygène est indispensable à la vie et nécessaire au fonctionnement de notre organisme. Ce sont les poumons qui nous permettent de respirer, c'est-à-dire de prendre l'oxygène dans l'air pour le redistribuer par le sang à nos différents organes. La respiration est un phénomène automatique : on inspire et on expire sans réfléchir, même quand on dort."


Bon, ici, point de chichi, point d'enrobage : les textes sont rédigé par un médecin - avec un grand souci pédagogique, bien sûr - et ne diffère pas, dans le corps, d'un bon manuel scolaire. Les illustrations sont somptueuses, de grands pop-up permettent de découvrir ce qu'il y a "à l'intérieur" et les dessins légendés abondent. Mention spéciale pour les premières pages, réalisées par découpe laser, qui permettent de superposer l'appareil digestif, le système circulatoire, l'appareil respiratoire, le système nerveux et le squelette. C'est impressionnant de finesse, mais je m'interroge. Il se trouve que ma bibliothèque vient d'acquérir cet ouvrage et que nous sommes ses premiers emprunteurs. Quelle chance, l'album est tout neuf, et je le répète : c'est une splendeur ! Hélas, je gage que dans quelques mois, après être passés dans plusieurs foyers, l'ouvrage ne soit plus aussi beau ... Tout cela semble bien fragile ... Je le réemprunterai dans quelques mois, histoire de voir comment il vieillit - et aussi pour le relire, hein ! Parce qu'il gagne vraiment à être fréquenté.

Ceci dit, dans un cadre domestique, cela devrait le faire, si on en use avec la précaution que méritent les œuvres d'art ... 😊

Fascinant dès 7/8 ans jusqu'à l'âge adulte, car mon homme et moi, nous avons appris beaucoup de choses !

Le plus mieux : "Comment fabriquer son grand frère, un livre d'anatomie et de bricolage", Anaïs Vaugelade, L'école des Loisirs, 2016.



"Aujourd'hui, Zuza se fabrique un grand frère.

Pas un petit bébé de rien du tout comme sa sœur Marianna qui ne marche qu'à quatre pattes et qui ne sait même pas jouer à la balle, non, un GRAND frère. Zuza sait exactement comment elle veut qu'il soit, et elle va commencer tout de suite.

Les jouets sont les assistants de Zuza. Le crocodile lui prêtera son Encyclopédie Crocodilis. C'est un livre très utile : chaque fois qu'on se pose une question, la réponse est dedans."


Vous me direz : "le plus mieux", ce n'est pas français. Oui, ben ça n'empêche. Le plus mieux, c'est le plus mieux. C'est comme ça. Parce que c'est ce livre-là que mes enfants réclament en boucle - et pas les autres. Car lorsque Zuza décide de fabriquer un être humain (et pas n'importe lequel, hein : un grand frère ! Oui !),  on est bien obligé de se passionner pour toutes les difficultés rencontrées : comment fabriquer des os (et d'abord, c'est quoi, un os ?), des articulations, des ligaments, des muscles (mais c'est quoi un muscle, déjà ?), des nerfs, des yeux, des oreilles, une bouche, une langue, de la peau ... Et j'en passe parce qu'il s'agit d'un long-long-long album, qui ne cède RIEN, mais RIEN, à l'exigence.

Alors, c'est un peu long à lire. Surtout que vous digresserez, vous prendrez votre temps. Vous vous retrouverez invariablement à faire le pitre au milieu de la page 14 (au hasard),  pour vérifier que oui, le visage est tapissé de muscles nombreux et entrecroisés, qui lui permettent de se plisser de 36 000 façons (au moins). À la page 17, vous prendrez un quart d'heure pour raconter des anecdotes de-quand-ils était-bébés à  vos enfants. C'est pour la bonne cause. Le stade buccal, par exemple, est une illustration merveilleuse des échanges entre les capteurs nerveux et le cerveau. 💓 Page 18 et 19, vous vous livrerez aux petites expériences sensorielles proposées par ce cher crocodile ... Bref, vous n'êtes pas couchés : l'album mesure 57 pages, et il est dense. Et si vous avez le malheur de réclamer une pause au beau milieu, vos enfants s'écriront : "NOOOOON ! ENCOOORE ! COOOONTINUUUE, S'IL TE PLAIIIIT!!"

Donc, voilà : c'est le plus mieux, et c'est dès 5 ans. Un auteur célèbre (mais là tout de suite, je ne sais plus qui) disait qu'il était bien plus difficile d'écrire pour les enfants que pour les adultes. C'est bien vrai, surtout peut-être lorsqu'on leur parle d'une sciences aussi pointue que l'anatomie, mais Anaïs Vaugelade le fait, elle, très bien. 😊
 Qu'en pensez-vous ? 😉
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Mes autres articles sur l'anatomie :

- Rudiments d'anatomie

- Anatomie (la suite)

mardi 17 avril 2018

Voyager avec des enfants : Gênes et la Toscane

Louiselle au Paradiso

J'avoue : je n'ai pas trop aimé voyager avec mes enfants lorsqu'ils étaient bébés. J'ai toujours eu l'impression que leurs besoins étaient niés dans les aléas du voyage - c'était généralement compliqué de leur permettre de dormir, de manger, de bouger ou de crier lorsqu'ils en avaient besoin. Et lorsqu'on s'appliquait pour tout organiser au mieux autour d'eux, les enfants, c'étaient nos propres désirs d'adultes qui n'étaient pas écoutés. Arf, se coucher à 20h, en même temps que les bébés, parce qu'on a bien sûr personne pour les garder en plein road trip, qu'on partage tous la même chambre d’hôtel et que notre lampe de chevet les gêne pour dormir ... 😶

Nous n'avons pas trop aimé voyager avec des bébés ... mais nous adorons le faire depuis quelques mois - à présent que nous enfants ne sont plus des bambins. Et une chose est sûre : c'est que nos galères de lorsqu'ils-étaient-tout-petits nous ont beaucoup appris.

Nous revenons tout juste d'un merveilleux voyage en Italie. À peine planifié, décidé 48 heures avant le départ, il s'est déroulé sans aucune anicroche. Toute la famille en a pleinement profité et cela m'a donné envie de partager avec vous nos petits tuyaux spécial "slow travelling" en famille. Est-ce que ça vous tente ? 😊

Jour 1 : Gênes


Le premier choix à faire est celui du moyen de transport. Nos enfants ayant 5 et 7 ans, ils commencent à bien vivre les longs trajets (pas plus de 8 heures, néanmoins, au delà cela tourne au supplice) qu'ils apprécient et durant lesquels ils savent s'occuper (livres, jouets, albums de décalcomanie ou d'autocollants, Smartgames etc.). Nous avons la chance d'habiter à 5 heures de route de Gênes (c'est autant que pour rendre visite à leur grand-mère la plus proche), donc il n'était pas question de prendre l'avion (pas écolo) ou le train (trop cher pour quatre). De plus, cela nous permettrait de disposer d'une voiture sur place sans avoir à louer, c'était donc la solution la plus avantageuse pour nous.


Ensuite se pose la question de la location. Nous passons généralement par le site Booking.com qui nous propose toujours des offres de dernière minute intéressante - les locations n'ayant pas trouvé acquéreur sont bradées. Nous réservons toujours un appartement. Avec deux chambres séparées, de façon à ce que les enfants puissent se coucher à leur heure (tôt) sans que les parents n'aient à sacrifier leur soirée. Et une cuisine, de manière à pouvoir limiter des pique-niques (pas équilibrés) et les restaurants (onéreux) et se poser autour de vrais dîners familiaux, au moins le soir.

Nous essayons toujours de bénéficier d'offres pour nos locations - qui coûtent ainsi à peine plus cher qu'une chambre d'hôtel classique pour quatre. L'économie réalisée par la possibilité de réaliser des repas dans notre cuisine comble l'écart de prix, me semble-t-il.

A Gênes, nous avons loué le Paradiso, situé au plein centre ville. C'est un vaste appartement de 90 m², situé dans un immeuble privatif extrêmement silencieux. Tout y était absolument parfait - bon, la baignoire à remous était un peu défraichie (mais nous avons adoré ses remous quand même !) et les produits de soins mis à disposition passablement chimiques (heureusement, on avait les nôtres). Je chipote, car c'était un appartement de grand standing 😁, une super adresse, vraiment. 

J'imagine que vos enfants sont ainsi aussi : à chaque fois que nous louons un lieu (gîte, chambre, appartement), Antonin et Louiselle sont fous de joie. Ils n'aiment rien tant que prendre possession des lieux, explorer, installer leurs effets personnels, et parfois il faut insister pour les persuader de ressortir ! 😁 Bon, en l'occurrence, après avoir fait le tour du propriétaire, nous sommes partis à la conquête de la ville.

Voyager, pour les enfants, c'est comme réaliser une chasse au trésor géante. Il est important de se fixer des grands défis qui structurent le voyage. Ici, nous en avions quatre et, pour le premier d'entre eux :

Objectif numéro 1 : Dénicher la maison de Christophe Colomb.


Bien sûr, pour trouver la maison, il faut parcourir la ville et faire tout un tas de découvertes adjacentes : l'arc de la Victoire et ses parterres, les salons de thé génois et leurs pâtisseries improbables ...

Nous veillons à ce que chaque jour comporte un défi d'un intérêt réel pour les enfants. En l'occurrence, Christophe Colomb est un personnage historique qu'ils connaissent et le fait de fixer son souvenir à cette ville ouverte sur la mer leur permet de tisser des liens entre leurs savoirs.


Et bien sûr, nous l'avons trouvée : la maison "de Christophe Colomb" nichée au bord de la vieille ville passablement abîmée par les guerres, et dont pas une seule pierre n'est d'origine. Colomb l'a-t-il seulement véritablement habitée ? Rien n'est moins sûr, mais la balade est belle. 😊

La maison, dite "de Christophe Colomb"

Ce sera tout pour ce premier jour : nous sommes déjà bien fatigués, et avons pour règle de ne pas "blinder" nos journées, afin de permettre à chacun de vivre les choses à son rythme. Les enfants ont eu loisir de courir après les pigeons et de marcher sur les mosaïques des trottoirs ("Papa, regarde : je ne marche que sur le jaune !"). C'est important aussi.


Retour à l'appartement, on dîne, et on couche les enfants. 😊

Jour 2 : Le port de Gênes et Lucques

Galeone Neptune

Le lendemain, on replie les bagages et les déposons tous à la voiture. C'est une chance : si l’hôtel doit être libéré pour 10 heures, nous pouvons laisser la voiture dans son emplacement jusqu'en début d'après-midi. Nous décidons de nous rendre sur le port en métro pour économiser les forces et l’enthousiasme des enfants.


Flânerie sur le port génois où il y a tant et tant à voir, puis direction la Cité des enfants.

"C'est par là !", dit le Bonhomme Bizarre.

La Cité des enfants, c'était notre objectif numéro 2. Et sans surprise, nous avons passé une matinée géniale. Car il y a tout ce qu'on aime, à la Cité des enfants : des expériences sur les énergies - motrice, solaire, éolienne, hydraulique ...


... une fourmilière géante, un élevage de phasmes et tout plein de cadavres d'insectes à observer ...


... un studio de télévision ...


... des jeux d'optique ...

Comment ma fille a-t-elle fait pour grimper sur cette chaise géante , vous le découvrirez en visitant la Cité des enfants ! 😄

... et de lumière. Et j'en passe !


Nous déjeunons rapidement dans une brasserie sur le port, retournons en métro à notre voiture, et reprenons la route.

Notre seconde location est à deux heures de route, à la campagne, dans les environs de Lucques : l'appatamento ai due Pioppi. C'est plus modeste qu'à Gênes, dans la mesure où les propriétaires ont simplement aménagé leur sous-sol en appartement. Du coup, on les entend vivre, comme si c'étaient des voisins du dessus. 😊 L'ensemble est néanmoins vaste et confortable, et l'absence de fenêtre côté Est est compensée par de grandes baies vitrées côté Ouest. Et surtout : les enfants bénéficient de l'accès à un grand jardin.

Appartamento ai due Pioppi

On s'installe rapidement, et on file visiter Lucques, véritable joyau de la Toscane. L'ambiance y est très agréable, les plupart des ruelles pavées sont piétonnes et les enfants peuvent se défouler à loisir (ils en ont bien besoin, et sont excités comme des puces !!). Les touristes ne sont pas légion (il faut dire qu'en France, seule la zone A est en vacances) et les habitants de  la ville nous sourient chaleureusement. Places splendides, palais et cours luxuriants, minuscules églises, tours et remparts ... Les adultes se régalent, et les enfants aussi (il faut dire qu'il viennent de déguster leur première glace italienne, ha ha, le choc !)

Lucques
On se ravitaille au supermarché du coin (de vraies courses, de quoi tenir jusqu'à la fin du séjour) et on rentre manger et dormir "chez nous".

Jour 3 : Pise


Nous resterons deux nuits à Lucques, et pendant deux jours, on rayonne. Et devinez quelle ville célèbre se trouve juste à 30 minutes ?


Objectif numéro 3 : voir la Tour penchée. Et si possible, monter dedans.

Pise, ce n'est pas qu'une tour. C'est, au cœur de la vieille ville, une immense place composée d'un ensemble de bâtiments prestigieux. De quoi se régaler rien qu'en levant le nez.
Nous apprenons que l'accès à la tour est interdit aux enfants de moins de 8 ans - pour des raisons de sécurité, m'explique-t-on. Nous sommes passablement déçu, mais sommes vite consolés en découvrant le prix de l'accès à la Tour penchée. 18 euros par personne - et non, ce n'est pas gratuit pour les enfants. Tout le monde paie le prix fort. Ce qui rend l'ascension inaccessible à la bourse d'une famille lambda. Tant pis. De toute façon il parait les scientifiques s'opposent à l'entrée du public dans la tour : ils disent que cela l'abîme. Et puis, à bien y réfléchir, ce doit être vraiment nul là-haut. Nul de nul. 😊 Il y a bien assez à contempler sur le plancher des vaches.

On visite la cathédrale Notre-Dame, c'est gratuit et c'est splendide. La matinée touche déjà à sa fin.


La Tour de Pise est un site doublement paradoxal. D'abord parce qu'en dépit du fait qu'elle soit  mondialement connue (peut-être même plus encore que le Colisée !), ce n'est pas un lieu trop (trop, trop) touristique. Ensuite parce qu'en dépit du fait que chacun ici présent est censé venir la voir, elle, la Tour Penchée, beaucoup sont en fait ici pour se contempler eux-mêmes. La Tour de Pise est, plus que tout autre monument de ma connaissance, le lieu du selfie. La plupart des touristes s'appliquent à prendre la-photo-qui-va-bien, et l'affaire faite, quittent rapidement le site qui est pourtant d'une richesse extraordinaire. Je crois que la majorité des gens oublient de regarder la tour.

Nous avons fait de la résistance : nous nous sommes installés à l'ombre d'une haie, chacun a sorti son carnet, et nous l'avons dessinée, cette merveille de marbre blanc. Pour cela, nous avons été obligés de bien la regarder : nous avons compté huit étages, et détaillé les visages rigolos et les animaux mythologiques sculptés en haut des colonnes ... Ça nous a tellement plu que nous avons décidé que nous dessinerions ainsi chacun des monuments emblématiques que nous visiterions dans le futur ... 😊


Pour manger à Pise, pas de demi-mesure. Soit vous mangez près de la place des Miracles, dans les restos pour touristes, qui ont certes tout pour plaire (sauf l'authenticité, bien sûr) : propres, spacieux, pas trop chers (quoiqu'un peu quand même), et cartes variées. Mais il y a du monde.

Soit vous vous éloignez, et vous choisissez un boui-boui. Le genre Bistro avec table de formica dans lesquels se côtoient touristes en quête de silence et gens du coin. Bien sûr, la carte n'est pas originale : point de poissons fins ni de vins rares. Mais les pizzas sont délicieuses, la bière est fraiche, le chef vient nous demander si tout va bien et prend le temps de s'asseoir à notre table pour faire un puzzle avec les enfants, on papote avec les voisines de table qui sont anglaises, et ça coûte trois fois rien.

Mais Pise, ce n'est pas qu'une ville. C'est une Province. Et à 10 km de la tour penchée,  il y a la mer. Marina di Pisa. C'est une mer assez méchante, attention : gros roulis, et galets qui dévalent en cliquetant. Les plages sont étroites et pentues et les enfants jouent là, dans de grands éclats de rire, sous la surveillance étroite des adultes. Il fait beau, tout brille (les galets blancs étincellent !) et c'est le bonheur sur Terre en vrai de vrai.


En plus, on a repéré un marchand de glaces. Pour après, quand on sera bien trempé.😊


Retour à Lucques dans nos appartements, dîner et coucher.


Jour 4 : Vinci


Le matin du 4e jour, nous rendons l'appartement de Lucques  : la prochaine nuit, nous la passerons dans notre lit, en France ! 😊

Nous partons pour Vinci, en direction de notre objectif 4 : la maison de léonard de Vinci.


Les touristes sont rares, le temps est radieux. La petite ville de Vinci est simplement adorable, noyée de campagne, et propose un musée en trois parties, sur trois sites distincts : c'est idéal pour assouvir le besoin de mouvement des enfants et prendre le temps de flâner derrière les remparts.

Il faut commencer par se rendre au Musée Léonardiano, où l'on achète un pass "famille" (20 euros, de mémoire) qui nous donne accès à trois sites : le petit musée proprement dit au cœur de la ville, le château de Vinci, et, à quelques kilomètres de là, la maison natale de Léonard de Vinci. Chaque visite est courte, ce qui est parfait pour que l'intérêt des enfants ne s'étiole pas. Entre chaque lieu, on marche dans les ruelles médiévales ombragées (et on visite l'église locale en prime, c'est gratuit et toujours très joli ).


La visite du château est la plus longue, et on peut monter tout en haut du donjon pour admirer la Toscane. C'est tellement beau que la déception de n'avoir pas pu contempler Pise d'en haut est aussitôt oubliée.  Les quatre énormes cloches de l'église sonnent justement à toute volée, à quelques mètres sous notre nez, et nous sommes tout émerveillés de les voir se balancer follement dans ce fracas cadencé.

Après la visite du petit musée et du château, il faut reprendre la voiture pour aller jusqu'à la maison natale de Léonardo, située en pleine campagne environnante. Nous longeons des champs d'oliviers, ceints de murets pierreux et tout dressés de fleurs sauvages. Nous garons la voiture "à l'italienne" (comprenez : "à l'arrache" 😁) dans un tournant et nous éloignons de la petite route pour pique-niquer dans une nature d'un autre monde.


Les enfants batifolent, on admire les plantes locales, les insectes. On profite du soleil. Certainement l'un des plus chouettes moments de notre voyage.

Pique-niquer DANS les oliviers (au sens propre)

Le repas achevé, nous reprenons la route et arrivons à notre objectif 3 : la maison natale de Léonard de Vinci. Deux ou trois pièces à parcourir, dont les maigres installations ne laissent pas les enfants indifférents (projection documentaire, carte en relief, détails sur la vie de l'artiste ...). Mais surtout, il y a l'appel du large tout autour, avec ses étendues d'oliviers battus de vents, ses chants d'oiseaux et quelques parties de loups. Il faut bien ça avant de repartir.

A long way from home ...

Le chemin du retour est assez long, car il se fait d'une traite. Nous décollons de Vinci vers 14h pour arriver chez nous à 23 heures. Les enfants ont commencé leur nuit dans la voiture ... Nous les portons jusqu'à leurs lits, et les couchons tout habillés. Ce déménagement les réveille un peu, délicieusement ... Ce sera peut-être l'un de leur meilleur souvenir de vacances ! 😊

Avez-vous des astuces pour  voyager avec des enfants ? Avez-vous, comme nous la semaine dernière, vécu des voyages mémorables, parce tout simplement délicieux et sans chichis ?

mardi 10 avril 2018

Projet 10/10 {Mars 2018}


Projet 10/10 :
le 10 du mois, notre journée en 10 photos !


9h00 : Après le petit déjeuner, les enfants s'installent dans le lit d'Antonin : le Damoiseau lit Ariol à sa petite sœur, et j'en profite pour commencer un projet que je cogite depuis un bon moment déjà : fabriquer un cercle de multiplication Waldorf ! Bon, ce n'est pas sorcier, il faut diviser un cercle en 10 angles égaux de 36°, mais je m'embrouille, et je dois tout effacer. Je finaliserai un autre jour, mais à présent je vois mieux comment faire !


10h00 : Je propose aux enfants de faire leurs bagages, car nous partons demain pour l'Italie. Ils aiment bien que je leur fasse de petites listes qui leur permettent de choisir leurs affaires tout seuls. Ils cochent d'une croix dans la dernière colonne dès qu'il sont placés les objets correspondants dans les sacs. Nous glissons ces listes dans nos bagages, car elles sont bien pratiques aussi lorsque nous repartons dans l'autre sens, pour vérifier que nous n'avons rien oublié derrière nous !


11h00 :  Le soleil se lève, youpi ! Et le vent aussi. Qui me donne des envies de grand ménage au jardin. Je nettoie la terrasse et lave les arrosoirs et les réservoirs d'eau. Il suffit de les remplir à moitié d'eau claire et d'y verser, pour 15 litres d'eau, une tasse de vinaigre blanc et une grosse cuillère à soupe de bicarbonate de soude. On laisse tremper une journée : les algues et autres dépôts noirâtres sont partis !

Nous poursuivons nos semis. Les semaines passées, nous avons déjà mis en terre : des graines de coquelicots, de soucis, de tournesols, de monnaie du Pape, de bourrache, de pois et haricots variés, de radis, de navets, de salades ... Nous poursuivons aujourd'hui avec des reines marguerites. Nous sèmerons courges et phacélie à notre retour. 💪

Ensuite, les enfants patouillent bien proprement. 😀 Ils ont inventé la recette d'une argile miraculeuse qui soigne les animaux blessés. Simplissime et pas cher : il s'agit de mélanger de la terre avec de l'eau. Il parait que ça marche bien - et ça peut faire office de peinture pour les meubles du jardin, aussi.


14h00 : On mange tard, une belle assiette vide-frigo (départ oblige) : blettes sautées à l'ail à la crème fraiche 👌, radis, choux rouge et blanc, carottes râpées aux olives vertes, spaghettis complets.


15h00 : J'installe un atelier riz coloré au jardin. Au programme : estimation sensorielle des masses et des volumes avec la balance Learning Ressources et des tasses à mesurer. Gros succès, les enfants jouent en toute autonomie toute l'après-midi (il y eu aussi une tente improvisée avec une bâche et des balades en vélo).


16h30 : Je prépare une petite surprise à glisser dans nos bagages. Ce sera mon arme secrète pour occuper les enfants lors d'une attente au resto ou pendant un long trajet. Il s'agit d'une broderie de leur constellation favorite. Ça devrait leur plaire.


17h00 : Antonin découvre l'album Je peins avec mes doigts que sa Mamie avait offert il y a longtemps, mais que je gardais précieusement pour plus tard - c'est-à-dire : maintenant. Il adore, et le résultat est vraiment chouchoubidou. 💓


18h00 : Apéro Nain jaune. Un classique chez nous. 😉


19h00 : On dîne, en raclant du mieux possible les restes du frigo, et en les agrémentant d'une délicieuse salade de haricots verts ... A refaire, c'était un régal !

Cherche et trouve au temps des dinosaures et Cache cache avec les suricates à travers l'Histoire

20h00 : On explore un peu nos Cherche et trouve préférés du moment : par un curieux hasard, ce sont deux livres historiques ! Puis vient la lecture du soir proprement dite - lecture offerte un tantinet exigeante, car j'essaie de lire à mes enfants des livres qu'ils ne pourraient pas lire eux-mêmes. En ce moment : La série du Vent dans les saules. Un pur joyaux de poésie, d'écologie et d'amitié - nous sommes tous sous le charme. 💓 Notre rituel du soir s'achève toujours par une carte des Petits rituels zen, et à 20h30 tapante, c'est dodo !

D'autant que demain, on se lève tôt ... 😉

Bonne soirée à tous !

dimanche 8 avril 2018

{Review} Pandacraft : Voyage au pays des Romains



La semaine dernière, j'ai été contactée par Monsieur Pandacraft qui me demandait si je souhaitais tester une de ses fameuses enveloppes avec mes enfants. Sans doute connaissez-vous le concept : Pandacraft est un abonnement mensuel à un kit éducatif, comprenant un magazine et d'un petit bricolage thématique clef en main. Deux versions sont éditées chaque mois, la première est destinée aux 3/7 ans, et la seconde aux 8/12 ans.

Alors j'ai dit : "Bon, alors, oui, d'accord. Mais j'écrirai ce que j'en pense pour de vrai." Monsieur Pandacraft a dit OK. Et a envoyé, avec une rapidité absolument déconcertante, une jolie enveloppe de carton dans ma boite aux lettres. 😊


Alors, d’abord, je dois dire : les "kits", les "box" et tout ces machins-là, je n'aime pas trop. Je sais que le concept fait fureur, mais en bonne snobinarde grincheuse et rabat-joie, je n'aime pas cette mode du prêt-à-utiliser, du prêt-à-acheter, du prêt-mâché - bref : du pré-pensé. Seulement, mes enfants ne sont pas farcis de mes préjugés stupides, et ils vraiment passé un super moment sur cette activité. Ils se sont bien amusés, ils ont appris des choses, et se sont empressés de me réclamer d'autres kits - "Oh, allez, dis, maman, on s'abonne ?".  😂


Les points positifs du kit du mois, "Voyage au Pays des Romains" :

- Tout d'abord, le thème abordé !

Car surprise en ouvrant l'enveloppe : le numéro du mois nous invite à voyager dans la Rome Antique. C'est pile dans nos centres d'intérêt du moment - nous partons d'ailleurs pour l'Italie dans quelques jours. Mes enfants ont déjà construit quelques connaissances sur cette période sur lesquelles les indications du numéro vont pouvoir se greffer.

- La qualité des matériaux.

Gommettes repositionnables et indéchirables, mosaïques autocollantes à la texture agréable et aux couleurs pastelles,  format du bricolage réalisé : l'aspect sensoriel n'est pas négligé, et les enfants ne s'y trompent pas !

- La pertinence de l'activité.

Pour le numéro qui nous occupe, j'ai trouvé vraiment bonne l'idée d'entrer dans la culture romaine par l'art de la mosaïque. Mes enfants ne connaissaient pas cette technique, l'activité proposée est une bonne introduction à ce procédé et ouvre sur un aspect capital de cette civilisation antique.

- L'aspect "tout compris".

Bon, je ne vais pas le nier, le fait de ne pas avoir à courir à droite à à gauche pour réunir les matériaux nécessaires à l'activité présente un certain confort. Auquel je ne suis pas habituée, mais que j'ai bien apprécié vendredi soir à 18h00, en rentrant passablement éreintée de ma journée de travail ... 😁

- La gratuité de l'application.

Nul besoin de vous abonner, vous pouvez télécharger l'application Pandacraft gratuitement sur Androïd. Elle propose quelques petits jeux à teneur éducative - c'est zen et slow, et ça ne met pas le cerveau à l'envers (à consommer néanmoins avec modération, bien entendu). Quelques bugs sont à signaler, rien de bien méchant, et aussi une erreur d'orthographe (Monsieur Pandacraft, "Hippocampe" ne prend pas de Y ! 😉).


Les aspects plus discutables : 

- Un magazine un peu léger.

Le magazine a le format d'un petit cahier et comprend 34 pages au total. La mise en page est assez aérée et l'ensemble est vite lu.

- Des rubriques d'un intérêt inégal.

Il est vrai que c'est un vrai challenge de s'adresser à une tranche d'âge aussi large (3/7 ans !) et que certaines pages n'ont pas retenu l'attention de mes enfants. Ici, deux doubles pages les ont réellement intéressés :
- Celle, p.8, qui présente une cité romaine et qu'il s'agit de compléter avec des autocollants. Ils ont aimé découvrir de nouveaux mots (domus, toge, therme ...) et manipuler les jolis stickers.
- La page suivante, qui présente la journée d'un petit romain de 6 ans nommé Titus. Une journée dans la vie d'un enfant d'antan, voilà qui fait rêver ! Et qui nous a donné plein d'idées (cf. plus bas).

- Un prix peut-être un peu rondelet ?

Du coup, je ne me rends pas trop compte, mais au vu du contenu de certains magazines jeunesse que nous connaissons, le prix peut paraitre ici un peu élevé (9, 90 euros avec les frais de port). Bon, j'imagine que la qualité des matériaux du kit justifie ce prix ? Par ailleurs, le site propose régulièrement des offres promotionnelles intéressantes, qui permettent d'acquérir des kits pour moins chers. Attention cependant : tout achat génère un abonnement, pensez-à vous désinscrire si vous ne souhaitez pas recevoir le kit tous les mois (au prix fort) dans votre boite aux lettres.


Les prolongements possibles :

Ce que j'ai préféré dans cette "box", c'est l'ouverture de l'activité sur ... tout un tas d'autres possibles ! Voici celles que ce numéro nous a inspiré :

- Observer d'authentiques mosaïques romaines, dans nos livres d'art ou sur Google image. Une belle reproduction se trouve aussi dans le magazine Pandacraft.

- Reproduire quelques motifs antiques dans de petites mosaïques de papier ou en pâte de verre.



Pour revenir à notre Pandacraft ... Le kit comprenait un coupon-jeu à gratter ... et il semblerait que nous ayons gagné un nouveau numéro. 😊 Les enfants sont vraiment contents, et je vous en reparlerai sans doute.

Connaissez-vous les kits Pandacraft ? Qu'en avez-vous pensé si vous les avez testés ?? 😊